A Cotonou, le Choiseul Africa Summit 2024 veut accélérer l’industrialisation du continent

A Cotonou, le Choiseul Africa Summit 2024 veut accélérer l’industrialisation du continent

La 6e édition du Choiseul Africa Summit s’est ouverte officiellement ce jeudi 27 février à Cotonou, au Bénin. L’événement réunit plus de 350 participants, décideurs publics, acteurs institutionnels et investisseurs pour une journée d’échanges sur les défis et opportunités d’investissement en Afrique.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence de plusieurs personnalités, dont Mariam Chabi Talata, vice-présidente du Bénin, et Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale.

Le Bénin, un modèle mis en avant

Dans son discours d’ouverture, Pascal Lorot, président de l’Institut Choiseul, a justifié le choix de Cotonou en mettant en avant les performances du pays en matière d’industrialisation et d’attractivité pour les investissements étrangers.

« Le Bénin a su concilier vision, intelligence, industrialisation des processus productifs, ouverture aux investissements directs étrangers, gestion des ressources qui par définition sont finies et aussi développement social et culturel de la population. À cet égard, le Bénin peut être considéré aujourd’hui comme un modèle de transparence et de modernisation en Afrique […] », a-t-il déclaré.

De son côté, Mariam Chabi Talata, vice-présidente du Bénin, a encouragé les participants à saisir les opportunités qu’offre son pays. « [Les Béninois] attendent beaucoup de vos échanges et, au-delà, vous invitent à étudier spécialement le cas du Bénin, à explorer ses capacités afin que naissent des envies d’investissements, d’installations d’entreprises et de présence durable. Le vent ici vous est favorable plus qu’ailleurs », a-t-elle plaidé.

Investissement et infrastructures : un tournant pour l’Afrique

Pour sa part, Alain Ebobissé, PDG de la plateforme d’investissement panafricaine Africa50, a rappelé que le continent dispose d’un potentiel économique immense, mais qu’il doit être mieux exploité pour accélérer le développement.

« On l’a souvent dit, mais je le pense fondamentalement. L’Afrique se trouve aujourd’hui à un tournant décisif de son développement. Ceci se traduit par un marché qui est en croissance, une main-d’œuvre jeune et qualifiée. Il y a aussi une exigence grandissante des populations africaines de recevoir des services de grande qualité, notamment dans le domaine des infrastructures. Nous devons avoir le sens de l’urgence et avoir à l’esprit la rapidité et l’impact à grande échelle […] », a-t-il affirmé.

Si le besoin d’investissements massifs et la mobilisation des capitaux sont essentiels pour accélérer la croissance, il a insisté sur l’importance d’une plus grande implication des acteurs africains.

« Nous devons augmenter de manière très sensible le nombre d’entrepreneurs africains pour bâtir notre continent. Ceci doit nécessairement passer par la création d’instruments pour financer en fonds propres et surtout via de la dette des projets portés par les Africains et également par des non-Africains. Je n’ai pas de problème à dire que nous devons financer plus de projets portés par les Africains », a martelé M. Ebobissé.

Les discussions prévues sous forme de panels, de tables rondes et de sessions de networking ciblées permettront aux participants de partager leurs expériences et de nouer des partenariats concrets. Les thématiques concernées comprennent l’agro-industrie, l’intégration économique et les chaines de valeur régionales, la logistique, l’énergie, l’urbanisation ou encore la culture.

 

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