
Ghana : le taux de pauvreté chute à 21,9 % au troisième trimestre 2025
La pauvreté multidimensionnelle au Ghana enregistre un recul pour le troisième trimestre consécutif, s’établissant à 21,9 % au troisième trimestre 2025. Selon les données du Service statistique du Ghana (GSS) diffusées ce mercredi 21 janvier, cette tendance confirme une amélioration constante des conditions de vie à l’échelle nationale. Le taux est passé de 23,9 % au premier trimestre à 23,1 % au deuxième, avant d’atteindre son niveau annoncé, marquant une sortie de pauvreté pour plus de 360 000 personnes entre les deux derniers trimestres seuls.
Sur une base annuelle, les progrès sont significatifs : environ 950 000 personnes se sont extraites de la pauvreté multidimensionnelle entre le troisième trimestre 2024 et le troisième trimestre 2025. Ces résultats reposent sur l’Indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM), qui évalue la privation au-delà du simple revenu. Cet outil s’appuie sur 13 indicateurs clés répartis dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’emploi et des conditions de vie, incluant notamment l’accès à l’assainissement, la nutrition et la sécurité de l’emploi.
Malgré ces avancées, le dernier bulletin statistique du GSS met en lumière de fortes inégalités régionales. Le contraste reste marqué entre les zones rurales et urbaines, ainsi qu’entre les différentes couches sociales. Le statisticien du gouvernement, le Dr Alhassan Iddrisu, souligne que la pauvreté demeure profondément influencée par des facteurs structurels tels que le lieu de résidence et le niveau d’éducation, empêchant une répartition uniforme des progrès nationaux.
En conclusion, bien que les données soient encourageantes, l’accès aux services essentiels reste un levier critique. Les privations liées à l’assurance maladie, à la qualité du logement et à la fréquentation scolaire continuent de définir le profil de pauvreté des populations les plus vulnérables. Pour le GSS, la réduction de l’IPM national ne doit pas occulter la nécessité de politiques ciblées pour corriger ces déséquilibres géographiques et sociaux qui freinent un développement inclusif.

