
La production d’or de Gold Fields au Ghana en recul de 10% au 1er semestre 2025
Gold Fields, la plus grande société aurifère originaire d’Afrique, exploite notamment au Ghana les mines Tarkwa et Damang. Alors que ces dernières ont affiché une production cumulée de 671 800 onces en 2024, la compagnie anticipe une baisse de leurs chiffres en 2025.
Au premier semestre 2025, la compagnie minière sud-africaine Gold Fields a produit un total de 284 600 onces d’or au Ghana où elle exploite les mines Tarkwa et Damang. Cette donnée issue du cumul des volumes produits sur les deux sites au cours de la période sous revue, marque une baisse en glissement annuel de 10% par rapport aux 319 600 onces enregistrées en 2024.
Un recul observé sur les deux mines. Sur la base des données consignées dans le rapport d’activités publié le vendredi 22 août par la société, Tarkwa a livré 232 900 onces d’or (126 300 onces au T1 et 106 600 onces au T2), contre 247 700 onces un an plus tôt. La production de Damang est quant à elle passée de 71 900 onces au premier semestre 2024 à 51 700 onces cette année.
Ces résultats s’alignent toutefois avec les prévisions de Gold Fields en début d’année, lesquelles laissent présager une baisse de sa production ghanéenne en 2025. À Tarkwa, elle anticipe une production annuelle de 488 000 onces (contre 537 000 onces en 2024), à cause d’un programme de décapage entamé sur le site. Les dynamiques sont quelque peu différentes du côté de Damang, qui est quant à elle dans sa dernière année de vie estimée. La mine qui fonctionne depuis plusieurs mois grâce à des stocks de minerai, devrait voir sa production tomber de 135 000 onces en 2024 à 85 000 onces cette année.
Si Gold Fields maintient ces différentes prévisions, il importe de notifier quelques avancées concernant le programme prévu à Damang. Conformément à un accord de gestion transitoire signé avec l’État ghanéen en avril dernier, la société entend désormais prolonger la durée de vie de la mine. Parallèlement à la reprise des activités extractives sur le site en juin, une étude de faisabilité a déjà été lancée pour évaluer cette possibilité.
Pour l’heure, il est encore tôt pour prédire l’impact que cette réorientation stratégique aura sur les performances de la mine pour le reste de l’année, et par ricochet sur la production globale du groupe au Ghana. Les prochaines mises à jour opérationnelles seront décisives pour analyser ces avancées.