Les prix du pétrole restent stables alors que les marchés évaluent l’intervention américaine au Venezuela

Les prix du pétrole restent stables alors que les marchés évaluent l’intervention américaine au Venezuela

Les prix du pétrole sont restés quasiment inchangés lundi, oscillant entre gains et pertes, les opérateurs évaluant l’impact potentiel sur le marché d’une intervention militaire américaine au Venezuela, dans un contexte d’offre mondiale abondante et de faible croissance de la demande.

Le Brent, référence internationale, s’échangeait à 60,33 dollars le baril à 9h30 heure locale (6h30 GMT), en baisse de 0,6 % par rapport à la clôture de vendredi dernier à 60,73 dollars.

Le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, s’établissait à 56,82 dollars le baril, en baisse d’environ 0,7 % par rapport aux 57,21 dollars de la semaine précédente.

Les prix ont ouvert en baisse lors des échanges asiatiques et ont de nouveau reculé après un bref rebond, les gains étant limités par l’abondance de l’offre, malgré les tensions géopolitiques accrues.

« Les États-Unis contrôlent » le Venezuela, a déclaré dimanche le président américain Donald Trump, à la suite d’une opération militaire au cours de laquelle le dirigeant du pays, Nicolas Maduro, et son épouse ont été « capturés » et transférés aux États-Unis pour y être jugés.

« Nous avons affaire à des personnes qui viennent d’être investies. Ne me demandez pas qui est aux commandes, car ma réponse risque de faire polémique », a déclaré Trump aux journalistes à bord d’Air Force One, interrogé sur ses échanges avec la vice-présidente Delcy Rodriguez, nommée samedi présidente par intérim du Venezuela par la Cour suprême.

« Nous avons besoin d’un accès total. Nous avons besoin d’accéder au pétrole et aux autres ressources du pays pour pouvoir le reconstruire », a-t-il affirmé lorsqu’on lui a demandé ce qu’il attendait de Rodriguez.

Selon les experts, l’offre mondiale de pétrole reste importante, ce qui limite l’impact à court terme sur les prix de toute nouvelle réduction des exportations vénézuéliennes.

La frappe militaire américaine n’a pas endommagé les infrastructures de production ou de raffinage du pétrole vénézuélien, d’après les informations disponibles. Le président américain Trump a également indiqué qu’une seconde opération militaire pourrait être lancée si les responsables restants au sein du gouvernement vénézuélien refusaient de coopérer.

Les marchés surveillent également de près l’Iran après les menaces d’intervention de Trump face aux manifestations en cours.

Parallèlement, le groupe OPEP+ a convenu dimanche de maintenir sa production inchangée, ce qui accentue la pression à la baisse sur les prix, l’offre restant abondante et la croissance de la demande modérée.

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