BRT de Douala : CFHEC décroche 18,6 milliards FCFA pour lancer le chantier

BRT de Douala : CFHEC décroche 18,6 milliards FCFA pour lancer le chantier

C’est un tournant majeur pour la mobilité urbaine dans la capitale économique camerounaise. Après près de dix ans d’attente et d’études préparatoires, le projet de Bus Rapid Transit (BRT) de Douala entre officiellement dans sa phase d’exécution concrète avec l’attribution d’un tout premier contrat d’infrastructure d’envergure.

Un premier marché stratégique de 18,6 milliards de FCFA

La Ville de Douala a franchi une étape décisive en confiant à l’entreprise chinoise China First Highway Engineering Company (CFHEC) le premier lot des travaux. Ce contrat, d’un montant global de 18,6 milliards de FCFA TTC, porte spécifiquement sur l’aménagement de 12,6 kilomètres de voies de rabattement.

Le cahier des charges impose un calendrier serré : l’entreprise dispose d’un délai d’exécution de 18 mois pour livrer ces axes secondaires indispensables à la fluidité du futur réseau de transport de masse.

Un maillon essentiel pour désengorger la métropole

Ces voies de rabattement joueront un rôle critique dans le fonctionnement global du BRT. Elles permettront de connecter les différents quartiers de la ville aux lignes principales du bus à haut niveau de service, facilitant ainsi l’acheminement des usagers vers les stations centrales.

Ce démarrage effectif marque le coup d’envoi d’une transformation profonde des infrastructures routières de la cité des affaires, confrontée depuis plusieurs années à une congestion chronique du trafic routier.

L’Analyse IBA

La concrétisation du BRT de Douala illustre l’urgence stratégique à laquelle font face les mégapoles d’Afrique centrale pour moderniser leurs systèmes de mobilité urbaine. En s’attaquant d’abord aux voies de rabattement, les autorités font le choix d’une approche intégrée : garantir la capillarité du réseau avant même le déploiement du corridor principal. Pour Douala, hub économique majeur de la CEMAC, l’enjeu dépasse le simple confort des usagers. Il s’agit d’un impératif de compétitivité visant à réduire les lourdes pertes économiques induites par la congestion routière. Toutefois, la réussite globale du projet reposera sur la capacité des acteurs publics à tenir les délais d’exécution de 18 mois, tout en assurant une gouvernance rigoureuse de la multimodalité (intégration des taxis et motos-taxis) pour réussir la transition vers un transport propre et structuré.

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