
COLFINI 2026 : Vers un tournant dans l’ingénierie des financements structurés en zone CEMAC
Le Contexte : Une mutation profonde du marché régional
Le marché financier de la zone CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale) traverse une phase de mutation profonde. Malgré une liquidité bancaire substantielle, le financement à long terme des infrastructures (énergie, transport, numérique) demeure largement dépendant des bailleurs de fonds extérieurs. C’est dans ce cadre que COLFINI a réuni à Yaoundé plus de 280 experts, régulateurs et investisseurs pour jeter les bases d’une stratégie ambitieuse axée sur les Partenariats Public-Privé (PPP).
L’Enjeu : Canaliser l’épargne locale et la diaspora
L’un des principaux défis identifiés par COLFINI est l’intermédiation financière. L’enjeu est désormais double :
- Transformer la liquidité informelle et les flux de la diaspora en « investissements patriotiques » via des plateformes digitales.
- Structurer des produits financiers complexes (obligations vertes, fonds communs de titrisation) capables de rassurer les investisseurs institutionnels.
Pour COLFINI, la souveraineté économique de l’Afrique passe impérativement par une dynamisation boursière des projets d’infrastructures.
Perspectives : Une nouvelle ère pour l’investissement
L’approche de COLFINI marque une rupture avec l’attentisme traditionnel. En proposant des centres techniques de structuration de projets, l’institution ne se contente plus de conseiller, elle crée l’écosystème nécessaire à la bancabilité des dossiers. Cette stratégie s’inscrit parfaitement dans la dynamique de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF), où la fluidité des capitaux est le moteur indispensable de la croissance.
L’Analyse IBA
L’initiative de COLFINI révèle une prise de conscience cruciale : le gisement de croissance de la zone CEMAC ne manque pas de capitaux, mais de mécanismes de confiance et de structuration. En mettant l’accent sur la transparence et le reporting (indexation des projets), COLFINI prépare le terrain pour une migration massive des capitaux vers le secteur productif. L’impact à long terme pourrait se traduire par une réduction significative du coût de la dette souveraine grâce à une alternative de financement locale robuste.dd

