
Souveraineté alimentaire : Uralchem renforce son ancrage en Afrique de l’Est lors du Congrès Mondial de la Pomme de Terre au Kenya
Réunis à Naivasha pour le 13e Congrès Mondial de la Pomme de Terre, les acteurs mondiaux de l’agro-industrie braquent leurs projecteurs sur le Kenya. Le géant des fertilisants Uralchem y déploie une stratégie d’accompagnement agronomique ciblée, illustrant l’intensification des flux commerciaux entre producteurs mondiaux d’intrants et pôles agricoles africains. Une démarche au cœur des impératifs de résilience et de rendement pour le continent.
Le Contexte
Pour la première fois de son histoire, le Congrès Mondial de la Pomme de Terre (WPC 2026) se tient en Afrique de l’Est. Organisé du 26 au 30 octobre à Naivasha, dans le comté de Nakuru, l’événement rassemble plus de 1 000 délégués venus d’une soixantaine de pays : producteurs locaux, agronomes, chercheurs et représentants institutionnels.
Le choix du Kenya ne relève pas du hasard. Le pays figure parmi les premiers producteurs de pommes de terre en Afrique subsaharienne. Cette filière y représente un moteur socio-économique majeur, générant directement ou indirectement 3,5 millions d’emplois et une contribution annuelle de plus de 400 millions de dollars à l’économie kényane.
L’Enjeu
Face aux défis de la productivité et de la durabilité des sols, le groupe Uralchem (qui regroupe Uralchem JSC, Uralkali PJSC et TOAZ JSC, cumulant une capacité de 25 millions de tonnes d’intrants) a profité de ce carrefour sectoriel pour exposer son catalogue d’engrais minéraux et de solutions hydrosolubles.
Au-delà de l’exposition commerciale de solutions nutritionnelles adaptées (chlorure de potassium, urée, nitrate de calcium et gamme SOLAR), l’enjeu réside dans le transfert d’expertise agronomique. Olga Poltavskaya, directrice marketing d’Uralchem, a souligné l’engagement du groupe à nouer des partenariats à long terme avec les exploitants kényans et continentaux à travers des programmes de fertilisation raisonnée, matérialisés notamment par des démonstrations concrètes sur parcelles lors de la journée terrain de clôture.
Perspectives IBA
L’offensive des acteurs majeurs de la fertilisation en Afrique de l’Est s’inscrit dans une logique de sécurisation des chaînes de valeur alimentaires régionales. En positionnant ses solutions techniques auprès des coopératives et grands producteurs de Nakuru, Uralchem consolide ses débouchés tout en répondant à la demande urgente d’optimisation des rendements à l’hectare. Pour le Kenya, l’accès continu à des intrants spécialisés et à l’assistance technique constitue un levier déterminant pour professionnaliser davantage sa filière tubercule et amorcer une industrialisation locale de la transformation agroalimentaire.
L’Analyse IBA
L’Afrique subsaharienne demeure la région où l’utilisation d’intrants par hectare est parmi les plus faibles du monde, bridant mécaniquement le potentiel des terres arables. L’intérêt d’un géant cumulant 38 000 collaborateurs et 25 millions de tonnes de capacité pour le marché kényan témoigne d’un basculement stratégique : l’Afrique n’est plus seulement perçue comme un débouché opportuniste, mais comme un axe de croissance structurel. Toutefois, la viabilité de ces partenariats dépendra de la capacité à structurer des chaînes logistiques locales abordables et à éviter une dépendance excessive aux fluctuations des cours mondiaux des engrais minéraux, tout en incitant à des co-investissements sur le sol africain.
Source : Communiqué officiel Uralchem Group, Naivasha / Moscou, 27 octobre 2026.

