
BDEAC 2025 : Bénéfice record de 5,24 milliards FCFA et Plan Azobé
Une performance financière historique en zone CEMAC
Sous la présidence de Hervé Ndoba, ministre centrafricain des Finances et du Budget, l’Assemblée Générale a validé les comptes de l’exercice 2025 avec des chiffres éloquents : le bénéfice net s’établit à 5,24 milliards de FCFA, contre 3,3 milliards l’année précédente. Cette trajectoire ascendante résulte directement de la mise en œuvre rigoureuse du plan stratégique 2023-2027, intitulé « Azobé ».
En plus de ce bond de 58,3 % du bénéfice, la direction générale, représentée par Dieudonné Evou Mekou, a souligné l’impact du plan d’urgence de restauration de la liquidité qui a permis de stabiliser les fondamentaux financiers de la banque dans un contexte de resserrement du crédit global.
Le Plan « Azobé » et la reconnaissance de Moody’s
L’année 2025 marque un tournant institutionnel avec l’obtention de la première notation financière internationale de la BDEAC. L’agence Moody’s a attribué à la banque la note Ba3 avec perspective stable en novembre dernier.
- Ouverture internationale : Cette note permet à la BDEAC de solliciter des investisseurs hors du marché régional.
- Transparence : Elle constitue un gage de solidité pour diversifier les sources de financement.
- Modernisation : Le plan Azobé transforme l’institution en un partenaire agile et moderne.
Cap sur 1 700 milliards de FCFA d’investissements
Forte de cette solidité retrouvée, la BDEAC affiche l’ambition de mobiliser environ 1 700 milliards de FCFA d’ici 2027. Ces fonds seront injectés dans des secteurs prioritaires pour l’intégration régionale :
- Infrastructures de transport pour le désenclavement.
- Énergie pour le soutien au tissu industriel.
- Agro-industrie pour garantir la souveraineté alimentaire des six pays membres.
L’Analyse IBA
Le succès financier de la BDEAC est le signal que les institutions multilatérales d’Afrique Centrale atteignent une nouvelle maturité opérationnelle. En couplant performance comptable et notation internationale (Moody’s), la BDEAC s’affranchit de la dépendance exclusive aux dépôts étatiques pour devenir un véritable acteur de marché. Pour les investisseurs, le passage au plan Azobé réduit le risque institutionnel et fait de la banque le pivot crédible pour financer les grands projets de la ZLECAF en zone CEMAC. Le défi reste désormais l’absorption rapide de ces 1 700 milliards de FCFA dans des projets réellement bancables et structurants.

