
Top 5 des banques en zone CEMAC : La suprématie des champions nationaux et régionaux en 2026
Le Contexte : Une concentration de capital sans précédent
Le secteur bancaire de la CEMAC n’est plus une constellation de petites enseignes. En 2026, le marché est dominé par des groupes capables de lever des centaines de milliards de FCFA pour des projets d’infrastructure. Le total bilan cumulé des 5 leaders représente désormais plus de 50 % de l’activité bancaire de la sous-région.
L’Enjeu : Le franchissement des seuils critiques
L’année 2025 a été celle des records. Le Groupe BGFIBank a franchi la barre symbolique des 6 000 milliards FCFA de total bilan au premier semestre, confirmant sa position de leader incontesté au Gabon et dans la sous-région. Au Cameroun, Afriland First Bank continue sa progression fulgurante, portée par une collecte de dépôts frôlant les 2 000 milliards FCFA fin 2025.
| Rang | Institution | Siège / Origine | Atout Majeur en 2026 |
| 1 | Groupe BGFIBank | Gabon | Leadership régional & Introduction en Bourse (Holding). |
| 2 | Afriland First Bank | Cameroun | Premier prêteur à l’économie réelle & réseau dense. |
| 3 | Société Générale Cameroun | France / Cameroun | Leader sur le marché des Titres Publics (SVT). |
| 4 | SCB Cameroun | Maroc (Attijariwafa) | Synergie avec les flux commerciaux Maroc-Afrique. |
| 5 | BANGE | Guinée Éq. | Forte expansion régionale (Cameroun, Bénin). |
Perspectives IBA
L’ascension de BANGE (Banco Nacional de Guinea Ecuatorial) illustre parfaitement la nouvelle dynamique : des banques autrefois purement domestiques qui partent à la conquête du marché commun. Parallèlement, l’introduction en bourse de BGFI Holding Corporation fin 2025 crée un précédent qui devrait pousser ses concurrents à plus de transparence pour séduire les marchés de capitaux.
L’Analyse IBA
Ce Top 5 révèle une tendance lourde : la « camerounisation » et la « gabonisation » de la haute finance régionale. Sur les 5 leaders, 4 ont leur centre de décision ou leur principal pool de profits entre Douala et Libreville. Pour les investisseurs, cette concentration est rassurante car elle garantit une liquidité stable, mais elle souligne aussi l’urgence pour les autres pays de la zone (Tchad, RCA, Congo) de favoriser l’émergence de leurs propres champions pour un équilibre sous-régional pérenne.

